digital On en dénombre pas moins de 200. Ils peuvent être médiatiques, algorithmiques, de genre, de confusion, d'autocomplaisance, de confirmation, d'attribution, rétrospectif, culturel… Ils sont présents en statistique, en méthodologie scientifique, en psychologie sociale, en communication…

Bref, les biais sont partout.

Ces modules pourraient également vous intéresser
|
Difficulté
|
DYS DYS

Brève histoire du biais

Les origines

Dans les années 1970, deux psychologues israéliens, Amos Tversky et Daniel Kahneman, menaient des expériences apparament amusantes et faciles à réaliser sous forme de problèmes de logique ou de probabilité.

Il s'agissait de mettre en évidence les mécanismes de pensée qui sont à l’origine d’une altération du jugement.

Activité BIAIS

Exercice 1 : Le deuxième enfant
Une femme a deux enfants, dont l’un est un garçon. Quelle est la probabilité que son autre enfant soit une fille ?

Exercice 2 : La tâche de Wason
Quelle(s) carte(s) devez-vous retourner pour déterminer la véracité de la règle suivante :
Si une carte a un D sur une face, alors elle porte un 5 sur l'autre face
Il ne faut pas retourner de carte inutilement, ni oublier d'en retourner une
Copier le lien direct de cette activité dans le presse-papier

Inteprétation

La moyenne d'erreur à ce test est d'environ 80 %. La plupart des sujets choisissent correctement la carte D, une partie d'entre eux oublient la carte 7 et un grand nombre choisissent la carte 5.

Or, soit cette dernière carte porte un D sur l'autre face (auquel cas elle respecte la règle), soit cette même carte porte une lettre autre que D et dans ce cas, elle vérifie aussi la règle (car la règle ne dit rien sur les cartes portant une lettre autre que D).
De même, la carte portant un K (qui n'est en général pas choisie) ne peut pas invalider la règle (qui ne dit rien sur les cartes portant une lettre autre que D).

L'erreur la plus courante, à savoir retourner la carte 5, et oublier la carte 7, révèle deux biais cognitifs :

Interprétation logique

Selon le calcul des propositions, la règle est une proposition conditionnelle.

La première carte permet d'invalider le modus ponens issu de cette conditionnelle ; >

la seconde permet quant à elle d'invalider le modus tollens dérivé par un raisonnement contre-factuel.

Le choix 5 correspond au sophisme de l'affirmation du conséquent, c'est-à-dire à confondre une simple relation d'implication avec une relation d'équivalence logique ;

Le choix K à celui de la négation de l'antécédent.

source : https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A2che_de_s%C3%A9lection_de_Wason

Problèmatique

Il s'agissait de mieux comprendre le fonctionnement de la pensée humaine et, par là, de répondre à la question suivante : l’Homme est-il rationnel ?

Il s'agissait de mieux comprendre le fonctionnement de la pensée humaine et, par là, de répondre à la question suivante : l’Homme est-il rationnel ?I

Depuis, leurs travaux ont été suivis de centaines d’autres, tentant d'expliquer l’erreur cognitive. Les termes pour désigner ce genre d’erreurs de raisonnement sont nombreux : biais cognitif, tunnel mental, illusion cognitive, court-circuit mental…

Comment expliquer ces erreurs ? La première hypothèse est celle de la présence de mécanismes naturels qui commandent notre pensée. Les erreurs de raisonnement seraient ainsi des « activités réflexes ».

Définition

Un biais cognitif est une distorsion dans le traitement cognitif d'une information. Le terme biais fait référence à une déviation systématique de la pensée logique et rationnelle par rapport à la réalité.

Un biais cognitif Selon H. Heuer 1 le biais cognitif est une « erreur mentale causée par des stratégies de traitement simplifié de l‘information ».

Un biais cognitif est un mécanisme de la pensée qui provoque une déviation du jugement.

Ces biais cognitifs ont rapidement trouvé des applications commerciales, notamment dans le neuromarketing.

S'il existe de nombreux biais, cognitifs, de croyance, de confiance, de conformisme, d'appariement etc. ils ont tous la particularité d'altérer la qualité de la transcription du besoin d‘information.

vidéo
L'effet de halo !

Crétin de cerveau

Parfois notre cerveau est vraiment crétin, et nous fait commettre des jugements stupides. 1er épisode de cette série : l'effet de halo !
Écrit et réalisé par David Louapre © Science étonnante

Questions

instructions
Un biais cognitif peut altérer votre jugement !
L'effet de halo c'est un effet induit par l'apparence physique !
Les notes de personnalité sont corrélées aux notes de l'apparence physique !
Les personnes au physique peu avenant sont plus souvent jugés coupables que ceux aux visages avenants !
L'étude des biais est objet de science !
Tout est vrai !

Panorama

John Manoogian et Buster Benson ont recensés et décrit une quantité phénoménale de biais que l'on pourra consulter en cliquant sur la carte ci-dessous.

>Panorama de quelques autres biais

Différents biais

Biais de confirmation

Biais de confirmation : « Le biais de confirmation, également dénommé biais de confirmation d'hypothèse, désigne le biais cognitif qui consiste à privilégier les informations confirmant ses idées préconçues ou ses hypothèses (sans considération pour la véracité de ces informations) et/ou à accorder moins de poids aux hypothèses jouant en défaveur de ses conceptions. En conséquence, les personnes sujettes à ce biais rassemblent des éléments ou se rappellent les informations mémorisées, de manière sélective, et les interprètent d'une manière biaisée. »

source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_de_confirmation
vidéo
Biais de confirmation !

Savanturiers - École de la recherche

MOOC Le Pédagogue Chercheur - Biais de confirmation

La démocratie des crédules Le « biais de confirmation » nous fait accepter plus facilement une allégation qui renforce un préjugé. Alors si ces résultats apparaissent en plus dans les premières réponses.

Nous préférons une croyance qui épouse les pentes naturelles de notre esprit, au détriment de la recherche d’informations contradictoires (demandant un bien plus grand effort cognitif),

Internet favorise d’emblée les fausses croyances : « les croyants [étant] généralement plus motivés que les non-croyants pour défendre leur point de vue et lui consacrer du temps », l’« offre » sur le « marché de l’information » est d’emblée déséquilibrée.
Organisés et motivés, les groupes voulant promouvoir une idée particulière vont alors produire un corpus d’affirmations qu’il est difficile de remettre en cause.

Exemple : une recherche avec la requête "on a marché sur la lune".

Dans la Démocratie des crédules (PUF), Gérald Bronner livre une analyse fine et complète des mécanismes à l’œuvre dans la formation des convictions.

Associations implicites

vidéo
Les préjugés : peut-on s'en passer ?

Xenius - ARTE

Extrait

Projet Implicite Tout le monde n'est pas toujours pleinement conscients de ses pensées, entendez du "fond de ses pensées".

Comprendre ces divergences entre ce que l'on croit penser et ce que l'on pense réellement fait l'objet d'une étude scientifique en psychologie cognitive.

Le projet Implicite a été fondé en 1998 par trois scientifiques: Tony Greenwald (Université de Washington), Mahzarin Banaji (Université Harvard) et Brian Nosek (Université de Virginie).

C'est une organisation à but non lucratif et une collaboration internationale entre des chercheurs qui s'intéressent à la cognition sociale implicite - pensées et sentiments en dehors de la prise de conscience et du contrôle-. L’objectif de l’organisation est d’éduquer le public sur les préjugés cachés et de fournir un « laboratoire virtuel » pour la collecte de données sur Internet.

Ce site Internet présente une méthode, le Test d’Associations Implicite, ou TAI, qui permet de révéler les possibles divergences entre pensées conscientes et non-conscientes.

Accèder aux tests

Les effets

L’effet d’ancrage

Un agent immobilier a estimé le prix de cette maison…
Et vous, à combien l'estimez-vous ?
vidéo
L'effet d'ancrage — Crétin de cerveau #2

ScienceEtonnante

Comment notre cerveau peut-il se faire avoir quand il s'agit de répondre à une question… A découvrir pour éviter de se faire manipuler !

Cette expérience tente de démontrer que plus un prix est précis, plus on a tendance à s'en rapprocher lorsque l'on évalue un biens…

Pour cela, deux prix différents sont affichés pour une même maison de manière aléatoire. L'un rond (300 000 €), l'autre plus précis (299 800 €)

prix 1
prix 2
Moyennes des estimations calculées à partir des réponses données !

L’effet d'ordre

Observez les résultats de cette requête avec le mot clé Seychelles sur différents moteurs de recherche. Que remarquez vous ?

L'ordre de présentaitionDans un contexte d‘information surabondante, l‘internaute ne peut pas accorder autant de poids aux milliers de réponses qui lui sont renvoyées par le moteur. Celui-ci va donc se concentrer sur les premières pages et au sein des premières pages il va accorder beaucoup de poids aux toutes premières réponses.

C‘est « l‘effet d‘ordre ».

Ces premiers documents auront un fort encrage et vont construire sa représentation dominante du problème à résoudre

La tendance est alors d'utiliser les première informations reçues comme référence pour juger des autres informations que l'on reçoit par la suite. Cet effet vient directement impacter le processus de décision de tout individu, a fortiori quand il évolue dans un environnement où il ne possède pas de références établies.
Il a été notamment mis en lumière par le prix Nobel d’économie Daniel Kahneman.

Ici, ce sont les résultats des agences de voyages, et les annonces publicitaires qui apparaissent en premier (celles des agence qui ont acheté aux enchères le mot clé ). Mais l'on pourrait aussi imaginer, face à un mot clé aussi générique, les Seychelles, que l'on trouve également des aspects économiques, géographique, politique ou écologique et pas essentiellement de la publicité pour les voyages.

Cet ordre de présentation peut aussi être induit par la taille de la police de caractère.

Observez différentes publicité et rangez les informations en fonction de leur taille…

Que peut-on en conclure ?

Le biais d'autorité

vidéo
Les experts dans les JT et dans les pubs : comment faire la différence ?

CLEMI

DECLIC CRITIQUE
Dans les publicités, de nombreux experts, facilement reconnaissables avec leur blouse blanche, prodiguent des conseils santé. Mais le message d'un nutritionniste, diffusé dans le cadre d'une publicité, est-il le même qu'un message de nutritionniste diffusé dans un journal télévisé ? Les élèves perçoivent-ils la différence du message en fonction du format télévisé et de la nature de l'expert ? C'est ce qui a été demandé aux élèves de CM2 de l'école élémentaire Félix Faure à Paris.

vidéo
Eloge du doutee 

Clique, CANAL+

Biais d'autorité, Dunning-Kruger etc.

Le biais d'autorité Dans la prise de décision, le biais d'autorité est la tendance à surévaluer la valeur de l'opinion d'une personne que l'on considère comme ayant une autorité sur un sujet donné : parents, autorités religieuses, supérieurs hiérarchiques, médecins, scientifiques, politologues, économistes, commentateurs sportifs, critiques d'art, garagistes et autres spécialistes ou experts…
… Qu'ils soient avérés ou non !

En effet, ces personnes sont censées, dans leurs domaines, donner de meilleurs avis, prendre de meilleures décisions et commettre moins d'erreurs.

C'est pourquoi vous retrouvez souvent des blouses blanches, qui n'ont pourtant rien de médecins, dans les publicités.

Le biais d'autorité conduit donc à :

Le Picture superiority effect

vidéo
Picture Superiority Effect

Jeff Bennett

A short, animated, infographic explanatory video to illustrate the picture superiority effect.

Le Picture superiority effect

Picture superiority effect Le Picture superiority effect est un biais cognitif qui prouve la supériorité de l’impact des images par rapport au texte. Le professeur Allan Paivio, docteur en psychologie de l’université McGill, est parvenu en 1971 à décrire le phénomène.

« Les illustrations, les graphiques, les infographies, les images ont globalement plus d’influence sur l’esprit de vos visiteurs que du contenu écrit, qu’importe sa qualité. »
Selon Paivio, cela est principalement dû à la puissance symbolique des images dans notre mémoire.

L'utilisation de ce biais est très courante en marketing. Que ce soit pour faciliter la saisie d'un questionnaire ou en datavisualisation, en quantité d'information ou en qualité de mémorisation, l'image est toujours supérieure au texte.

Projet Implicite

Social proof (preuve sociale)

vidéo
Le Social Proof

Jean-Luc Monteagudo

DECLIC CRITIQUE
Le Social Proof : Gagnez en visibilité rapidement ! - Idée Marketing

Social proof (preuve sociale)

Projet Implicite L’effet de Social Proof est l’un des premiers biais cognitifs à être analysé, dès 1935 par le professeur Sherif à Princeton en 1935. Salomon Asch, de l’université d’Harvard, l’a ensuite explicité en 1956.

Consciemment ou inconsciemment, l’homme se calque sur les avis qu’il entend. On peut l’assimiler vulgairement à l’effet de groupe.

Le marketing s'en est, là encore, emparé. Si les personnes X et Y ont acheté un produit acheté, la personne Z l’achètera peut-être aussi car les personnes X et Y jouent un rôle dans sa décision d’achat.

Cinq types de social proofs, qui se basent sur certaines personnes ou groupes de personnes.

Le biais algorithmique

Brut

Des femmes automatiquement défavorisées dans l'obtention d'un crédit, des distributeurs de savon qui ne détectent pas les peaux noires… Les algorithmes qui nous entourent sont-ils racistes et sexistes ?

Des éléments de réponse avec Brut.

Biais divers

L'effet Dunning-Kruger

Stupide sans le savoir !

L’effet Dunning-Kruger, ou effet de surconfiance1, est un biais cognitif selon lequel les moins qualifiés dans un domaine surestiment leur compétence.

 

L'Effet de dotation

Le prix des objets

L'aversion à la dépossession ou l'effet de dotation est une hypothèse selon laquelle les gens donnent plus de valeur à un bien ou un service lorsque celui-ci est leur propriété. Autrement dit, plus de valeur est attribuée à une même chose lorsqu'elle nous appartient que lorsqu'elle ne nous appartient pas.

L'Effet de rareté

…ou Scarcity Effect

De nombreuses marques l’utilisent pour faire la promotion de leurs produits : En offrant des éditions limitées, des ventes flashs, ou encore en produisant en quantités limitées, les marques arrivent donc à stimuler la demande.

Info+

Quelques liens

image lienhttps://www.biaiscognitif.com/

image lien https://www.usabilis.com/definition-biais-cognitifs/