GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon)

Les quatres plus grandes firmes américaines auxquelles l'on pourrait adjoindre Microsoft ou le géant chinois Alibaba.


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Les plateformes comme les GAFA dévorent le monde, la société et l’économie : tout est plus rapide, plus simple et intuitif... Mais chacun a-t-il voix au chapitre ? Cette question fait débat. Sommes-nous tous égaux face aux algorithmes, à leur usage par les plateformes et aux multiples procédés numériques qui font notre vie au quotidien ? Et en cas de problème sommes-nous suffisamment outillés pour défendre nos intérêts ?

Chiffre d'affaires

Dans une étude récente le cabinet FaberNovel estime que 55 % de la vie numérique (e-mail, e-commerce, musique, vidéo, réseau social…) d’un utilisateur moyen est passée sur ces quatre plates-formes.

A elles quatre, elles valent déjà plus, en février 2015, que les 40 valeurs vedettes de la Bourse de Paris.

Apple, Google, Facebook et Amazon pèsent aujourd'hui 1.525 milliards de dollars (1.340 milliards d'euros) !

Même si les chiffres varient selon les sources, les GAFA seraient ainsi entre le onzième et le douxième rang mondial.

D'autres sources les placent un peu plus bas dans le classement.
Toujours est-il que les GAFA, auxquels on ajoutera Microsoft actent la très nette hégémonie américaine en matière de numérique.

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Fiscalité

Optimisation ou évasion fiscale ?

Puissants, mais aussi mauvais joueurs ! Greenwich estime que grâce à des techniques d’optimisation fiscale, ces 5 acteurs payent en moyenne 22 fois moins d’impôts que ce qu’ils devraient normalement débourser.

« Le montant annuel [des impôts] qui nous échappe est aujourd’hui supérieur à 800 millions d’euros, proche d’un milliard d’euros uniquement pour la France » affirme Philippe Marini, président de la Commission des finances.

Même la La Russie s’intéresse à son tour à la fiscalité des GAFA ( en savoir plus).

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Source : La Tribune 17/04/2013

Impact social / économique

On a ici deux modèles économiques très différents. Facebook et Google qui sont gratuits pour l'essentiel et se financent en monneyant leurs données, Apple et Amazon qui vendent des produits et services.

« Quand un produit est gratuit c'est que c'est vous le produit ! »
Cette phrase invite à toujours se poser des questions : Qui finance, comment, pourquoi, qui produit et dans quelles conditions de travail  ?

Un Iphone X vendu 1159 € coûte 317 € à Apple... Et vous ? Combien êtes-vous prêts à le payer ?

Le scandale Cambridge Analytica

Cambridge Analytica, un cabinet de conseil ayant travaillé en 2016 pour la campagne de Donald Trump, a récupéré les données personnelles de 87 millions de personnes pour s'en servir pour influencer leur vote.

Mark Zuckerberg a été convoqué devant le Congrès américain le mardi 10 avril pour s'expliquer sur ces procédés qui révèlent surtout l'absence totale de règles (et de scrupules) des grandes entreprises du Net. Le groupe a ainsi reconnu que les données de quasiment tous ses utilisateurs (plus de 2 milliards) ont pu, à un moment ou un autre, être récupérées sans leur consentement par des organismes tiers.

Avec le hashtag #DeleteFacebook (#SupprimeFacebook), les internautes peuvent manifester leur colère à l’égard du réseau social et inviter au désabonnement

Alibaba

alibaba Alibaba revendique environ 279 millions de clients par an et 188 millions d’utilisateurs mensuels sur support mobile.

Sur les 9 premiers mois de l’année Alibaba a généré 6,5 milliards de dollars en hausse de 56,6%.

http://www.viuz.com/2014/05/07/introduction-en-bouse-dalibaba-les-10-chiffres-a-retenir/

Les BATX

Les quatre firmes américaines ont désormais toutes leurs équivalents chinois : le moteur de recherche Baidu, le site de vente en ligne Alibaba, la messagerie Tencent ou encore le fabricant de mobiles Xiaomi.

La valorisation en bourse de Tencent dépasse ainsi Facebook.

A l’approche de la mise en vigueur du GDPR (voir plus loin), en mai 2018, visant principalement les GAFA, l’attention continue à se porter sur les géants américains. Et pourtant, leurs homologues chinois ne cessent de prendre de l’ampleur et de s’imposer sur la scène internationale bien qu’ils paraissent encore loin des questions réglementaires européennes. Une aubaine pour eux.

GDPR

Le GDPR (General Data Protection Regulation, en français RGPD) est l’acronyme de la nouvelle réglementation européenne qui concerne la protection des personnes physiques vis-à-vis du traitement des données à caractère personnel ainsi que la libre circulation de celles-ci.

Ce règlement européen a été publié le 4 mai 2016. La GDPR sera applicable et obligatoire dans l’ensemble des États membres de l’Union Européenne dès le 25 mai 2018.

Absolument toutes les entreprises qui récoltent et traitent les données de personnes physiques situées sur le territoire de l’Union Européenne sont concernées. Et ce, sans tenir compte du lieu de traitement de ces données. Par ailleurs, cela ne se limite pas aux responsables directs du traitement: les sous-traitants sont également concernés par la réglementation.

 

Même si les principes de base de la réglementation initiale persistent, de nouveaux éléments font leur apparition :

Une réglementation unique

En plus de s’appliquer à tous les états membres de l’Union Européenne, la réglementation passe les frontières de l’Europe. Les entreprises établies en dehors de l’Union Européenne qui traitent des données relatives aux organisations et/ou aux résidents de celle-ci doivent également appliquer la GDPR.

L’individu reprend le contrôle de ses données personnelles

Par le biais de cette réforme, les individus bénéficient de 3 droits majeurs sur leurs données personnelles:

Ainsi, chaque personne a le droit de savoir si ses données sont analysées, où elles le sont et pourquoi elles le sont (finalité poursuivie). De plus, le responsable du traitement est tenu de fournir une copie des données, gratuitement, dans un format électronique.

Chaque personne peut exiger que ses données soient supprimées mais aussi, à ce qu’elles ne soient plus diffusées et traitées. Cette demande pouvant être justifiée par le simple fait que l’on retire son consentement ou encore que les données soient obsolètes ou non-pertinentes. Par exemple : La suppression d’un contenu, d’un commentaire ou d’un profil sur un site internet.

Enfin, chaque individu peut demander à recevoir l’ensemble de ses données personnelles dans un format informatique lisible par tous afin de les transmettre à un autre responsable de traitement. Par exemple : Le transfert de données personnelles lors d’un changement de banque, de réseau social, d’opérateur téléphonique, de commerçant,…

Vous l’aurez compris, l’ensemble de ces droits ne doit pas être oublié dans le cadre de démarches marketing ou de toute relation commerciale.

Un niveau de sécurité renforcé

Cette notion impose aux organisations de répondre à certaines exigences relatives à la protection des données personnelles et ce, dès la conception des produits, services et systèmes exploitant ces données.

Quant à cette notion, elle impose à toute organisation de disposer d’un système d’information sécurisé.

Notification en cas de fuite de données

L’autorité nationale de protection (en Belgique, la Commission de Protection de la Vie Privée ) CPVP) doit être avertie en cas de fuite grave de données.

 

Nomination d’un délégué à la protection des données

Un délégué à la protection des données (DPO) doit être nommé au sein des organismes publics ou privés dont les activités de base nécessitent un suivi régulier et systématique à grande échelles des personnes.

 

De lourdes sanctions pour les fraudeurs

Toutes les entreprises ou organismes qui ne respectent pas les règles de la GDPR s’exposent à des sanctions pouvant aller du simple avertissement à l’amende jusqu’à 20 000 000€ ou, pour les entreprises dépassant 500 m€ de CA, jusqu’à de 4% du chiffre d’affaire annuel.

Le comité européen de la protection des données

Création d’un comité européen. Celui-ci fait figure d’autorité dans tout ce qui concerne l’interprétation de la réglementation.

 

Pour aller plus loin !

 

Un site proposant le texte du Règlement, le texte correspondant de (l'ancienne) Directive, le texte correspondant de la loi française, le texte correspondant de la loi belge, le(s) considérant(s) pertinents du règlement, les versions intermédiaires du règlement.

image lienhttps://www.gdpr-expert.eu/#articles

Le texte au complet

image lienhttps://eur-lex.europa.eu/

Modélisation

image lienhttps://i1.wp.com/sheo-tech.fr/

Une FAQ proposée par la DANE de Lyon

image lienhttps://dane.ac-lyon.fr/

RGPD expliqué en emojis

Le texte en dataviz par la CNIL

 

Quel modèle économique ?

l'objectif des Facebook est très clairement de vous faire rester le plus longtemps possible sur leur site pour récupérer le plus possible de données sur vous et vendre de la publicité TRES ciblée.

Et comme FB sait presque tout de vous ces données peuvent également servir à vous influencer car les informations qui vous parviennent sont, elles aussi, largement flèchées via des algoritmes.

Pour aller plus loin !

Les Etats reprennent-ils le pouvoir sur les GAFAM ?

Les grands médias français se lancent dans la bataille de la data, vous devriez aussi !

image lien https://fredcavazza.net/