Bot amazon Les « bots » contraction de robots sont partout.
Ils font semblant d’être nous.
Il existe même des comptes robots sur Twitter pour environ 5% des comptes actifs.

Mais ce sont les robots conversationnels qui vont bouleverser l'avenir d'Internet et du mobile...
Ces petits logiciels « intelligents » capables de discuter avec nous et de répondre à nos questions envahissent les smartphones et autres tablettes ou objets connectés. Ils remplacent le support client, font du conseil sur un site e-commerce ou prennent les commandes...

On peut même programmer son propre chatbot.
Un exemple.

C’est quoi, un bot, et ça sert à quoi ?

Bot « Bot » vient du mot robot. Il s'agit d'un programme invisible qui se cache dans une interface de messagerie, autrement dit de « chat ». C'est pourquoi l'on parle aussi de « chatbot » ou de robot conversationnels.

Le premier programme de type ChatBot a été conçu au milieu des années 1960 par le laboratoire d’intelligence artificielle MIT qui l'a nommé “ELIZA”.
ELIZA est un programme informatique écrit par Joseph Weizenbaum entre 1964 et 1966. Il simule un psychothérapeute rogérien en reformulant la plupart des affirmations du « patient » en questions, et en les lui posant.

ELIZA était si convaincant qu’il y a beaucoup d’anecdotes à propos de gens qui devenaient de plus en plus dépendants émotionnellement de leur relation avec ELIZA.

La tendance humaine à attacher aux mots un ou des sens que l’ordinateur ne peut y avoir mis est appelée effet ELIZA.

La faiblesse d’ELIZA, être incapable de vraiment répondre, se contentant de continuer à faire parler son interlocuteur, est en fait un atout. Certaines personnes ne souhaitent pas vraiment qu’on leur réponde, et ne remarquent pas si leur interlocuteur les comprend. Il suffit de leur donner l’impression qu’elles sont écoutées.

source : https://fr.wikipedia.org/wiki/ELIZA

Pour savoir si un robot est « intelligents », l'on pratique le test de Turing. Ce test consiste à mettre un humain en confrontation verbale à l’aveugle avec un ordinateur et un autre humain.
Si la personne qui engage les conversations n’est pas capable de dire lequel de ses interlocuteurs est un ordinateur, on peut considérer que le logiciel de l’ordinateur a passé avec succès le test. Cela sous-entend que l’ordinateur et l’humain essaieront d’avoir une apparence sémantique humaine.

Un bot est donc un programme permettant d’automatiser le dialogue avec le consommateur. Son fonctionnement est basé sur une logique de bibliothèque de questions / réponses liée à de l’analyse sémantique et sur l’usage de l’intelligence artificielle qui peut les doter d’un pouvoir d’apprentissage.

Certains programmes prévoient même un temps de latence minimum pour rendre l’interaction plus humaine.

Commander une pizza, réserver une place de parking, prendre un RDV, tout cela se fait déjà et se fera de plus en plus souvent via un bot .

 

 

Les 3 grands types de ChatBots :

1 • Le ChatBot textuel : ce type de ChatBot ré́side dans les logiciels de messagerie instantanée où l’accès à l’information se fait par le biais des commandes textuelles.

2 • Le ChatBot vocal : à l’instar de son frère jumeau, ce type de ChatBot se base sur des commandes vocales pour accèder a l’information. De plus en plus souvent entrées texte et vocales sont supportées.

3 • Les assistants virtuels : se sont des interfaces vocales disponibles sur smartphone ou intégrées nativement dans le système d’exploitation ; la plupart d’entre eux sont semi-ouverts dans la mesure où seuls les partenaires peuvent greffer leur service.

Combien sont-ils ?

Pour la cinquième édition de son étude, « Bot Traffic Report », Imperva Incapsula fait l’état des lieux sur le comportement des robots sur internet. Ayant examiné plus de 16 milliards de sites web, l’entreprise analyse la part de trafic représentée par les bots, la façon dont ceux-ci peuvent être utilisés lors de cyberattaques, et quels sont ceux qui sont le plus actifs.

 

Les robots représentent à eux seuls plus de 50% du trafic total sur internet, ce qui peut poser un réel problème quand on sait qu’ils ne sont pas tous bienveillants…

 

Traffic des bots

Des exemples ?

Bot FB Par la voix de Mark Zuckerberg, Facebook a officialisé l’arrivée des chatbots sur Messenger. Et qui, surtout, ont souvent quelquechose à vous vendre. Compagnies aériennes (KLM), centrales de réservation (Voyages-SNCF), médias (CNN) ou encore météo (Poncho)...nombreux sont les prestataires de services qui ont désormais une folle envie de discuter avec nous.

image lien https://messenger.fb.com/

Microsoft n'est pas en reste avec botframework, qui se compose de trois éléments :

  • le kit de développement Bot Builder
  • Bot Connector pour l'enregistrement, la connexion, la publication et la gestion de bots avec du texte/SMS, Office 365, Skype, Slack, Telegram, kik…
  • un Bot Directory de bots développés avec le Bot Framework.
Bot FB

Microsoft souhaite faire des bots le point d'entrée aux services des entreprises.

image lien https://dev.botframework.com/

Bot FB Amazon Lex est un service permettant de créer des interfaces de conversation dans n'importe quelle application utilisant la voix et le texte.

Une application concrète, Amazon Echo un haut parleur interactif ayant la capacité d'obéir à la voix humaine, de parler, et, dans une certaine mesure, d'interagir avec un humain. L'appareil peut être connecté à des objets domotiques qui peuvent ainsi être contrôlés par la voix humaine.

image lien https://aws.amazon.com/fr/lex/

Google Bot Google Api.ai est une plateforme de développement en ligne permettant de créer des interfaces conversationnelles destinées à des environnements comme Slack, Facebook Messenger, Kik, etc. . Plusieurs SDK pour s’intégrer à de nombreuses plateformes web ou mobiles (Android, iOS) sont proposées. Api.ai supporte 15 langues dont le français. Complètement gratuit.

image lien https://api.ai/

Comment ça marche ?

Siri d'Apple peut être considéré comme un « dumbot », comprendre un « bot idiot », avec des fonctionnalités limitées. Des modèles plus intelligent, permettant également de payer en ligne commencent à apparaître.

Un chatbot sera composé de deux parties principales :

  • La première brique sera un script serveur chargé de recevoir les messages envoyés depuis une messagerie par l’humain, les transmettre à un moteur d’Intelligence Artificielle (IA), et renvoyer une réponse
  • La seconde brique sera le fameux moteur d’IA, chargé de comprendre le langage naturel. C’est cette brique qui est de loin la plus complexe.

Programmer un bot ?

Dans l'exemple suivant, nous allons programmer un Bot, IR-3, un BotDoc qui va simuler un accueil au CDI via l'interface api.ai proposée par Google.

AI étape explication

Pour cela, il faut disposer d'un compte Gmail qui va vous permettre de vous authentifier sur https://api.ai/ tout simplement en cliquant sur "LOG IN" (ou en créant un compte).

Étape 1

AI étape 0

Commençons par créer un nouvel agent et renseigner les champs. Un agent est un module en langage naturel qui permet de transformer ce langage en instructions.

AI étape 1

Rien de bien compliqué pour l'instant, il suffit de preciser les détails de votre agent :

  • Nom : une référence pour distinguer les agents dans l'interface api.ai. Vous pouvez appeler l'agent comme vous voulez
  • Description : une description lisible par l'homme afin que vous puissiez vous rappeler de quoi l'agent est responsable (facultatif).
  • Langue : la langue dans laquelle l'agent travaille
  • Fuseau horaire : c'est le fuseau horaire de votre agent

N'oubliez pas de sauver vos actions régulièrement.

Étape 2

A cette étape il s'agit de créer des scénarios d'interaction et concevoir des flux de conversation en fournissant des exemples de demandes d'utilisateurs et en définissant des réponses.

AI étape 2

Il s'agit ensuite de mettre en place des "intents", autrement dit des entités de scénarios :

  • L'humain dit ( User says )
  • Action
  • Réponse (Response)
  • Contextes (Contexts)

Exemple type

 

Commençons par l'accueil.

Ici c'est assez simple, ils s'agit de renseigner les différents mots possibles pour l'humain (Bonjour, Salut etc.) et prévoir les réponses du Bot, ici textuelles (Bonjour, Que puis-je faire pour vous ? etc. ).

 

BotDoc étape 1

Testons le résultat ! (Try it now dans la partie droite).

BotDoc étape 1

Ca marche  !

A noter, la casse n'est pas pertinente (bonJour, Bonjour etc.) fonctionne, mais aussi Bjr, slt..., et, pour peu que vous disposiez d'un micro et d'un haut parleur, la reconnaissance vocale est également fonctionnelle (que ce soit côté humain ou robot).

 

AI étape 3 Les Entities sont des mots auxquels vous pouvez adjoindre des synonymes, y compris par exemple des fautes d’orthographe que pourrait potentiellement faire un utilisateur. Api.ai traite assez bien les fautes d’orthographe pour les Intents, mais paraît être moins performant pour les Entities.

 

AI étape 3 Training est outil qui vous permet d'analyser les journaux de conversation avec votre agent et d'ajouter des exemples annotés aux requêtes.

Étape 3

Aller plus loin !

Il est possible d'implémenter des web services pour créer de l'interactivité avec le bot.

Par exemple le temps qu'il fait.

Dans l'exemple ci-dessous les mots "weather" et "Boston" sont reconnus par le bot et envoyés vers heroku.com qui retourne le temps...

 

 

... ou plus simplement une requête vers un moteur de recherche, un bot messenger pour Facebook ou tout autre service.

 

 

Et l'avenir ?

L'intégration de bots avec des hologrammes n'est probablement pas loin derrière...

image lien https://chatbotsmagazine.com/

Pour aller plus loin !

Les grands médias français se lancent dans la bataille de la data, vous devriez aussi !

image lien https://fredcavazza.net/

Dernière mise à jour le 26 juin 2017